Affaire Seznec : La piste de Lormaye

Affaire Seznec : La piste de Lormaye

Pierre Quémeneur a-t-il été assassiné par Guillaume Seznec à Lormaye ?

Témoignage en direct de la conférence de septembre 2003

 

 

 

 

 

 

La Conférence du 26 Septembre 2003 à Lormaye

 

Ce fut bien lourd à porter. Et à organiser. Avec des difficultés nombreuses et variées sur le terrain.

Affronter tout toute seule. Avant et après.

 

Ce fut bien difficile d’accepter que cette conférence ne fasse pas « salle pleine » alors que Denis s’était dérangé sur le lieu même de la piste……..

 

Un fait, inattendu, fut toutefois d’une importance capitale.

 

Vers 16 heures, je recevais un appel téléphonique : Denis s’installait dans la salle mais il voulait me voir d’urgence car un témoin de dernière minute souhaitait témoigner avant la conférence.

 

Madame Suzanne Facq va attendre Denis SEZNEC, le vendredi 26 septembre. A 16 h 30. Sagement assise sur une chaise au premier rang. Puis, alors qu’il va arriver, elle va lui raconter l’histoire suivante :

« L’un de nos voisins est arrivé un jour affolé voir mon mari. Il avait trouvé un squelette en creusant dans son jardin. Mais il l’avait aussitôt remis en place. Pour ne pas avoir d’ennuis. Mon mari m’a toujours empêchée de parler de cette histoire. Mais comme il est mort il y a trois semaines et que je savais que vous veniez, ce soir, je voulais venir vous la dire…. Je ne reste pas à la Conférence, je pars d’ailleurs tout de suite. »

 

LA PETITE MAISON SE TROUVE TOUT CONTRE LE PONT DE NOAILLES

 

Je vais très vite m'apercevoir que ce discret témoignage est en fait "un secret de Polichinelle", car Mme Facq en a largement parlé à tout le village !

 

Appelée au téléphone le lundi 16 novembre 2003,

dès 9 heures Madame Facq va révéler que

« L’histoire du cadavre s’est racontée autour d’une table chez Madame Geneviève CHENNEVIÈRE. Ils étaient trois à l’entendre :  Maurice CHENNEVIERE, Geneviève CHENNEVIERE, Marcel Facq et un à la raconter : Pierre BESNARD. Qui avait trouvé le dit cadavre dans son jardin et l’avait remis en place. »

Il n’y a eu aucun locataire ni propriétaire entre Madeleine Quemin et Pierre Besnard. Madeleine Quemin quittera la petite maison de Lormaye pour aller habiter à Maintenon, au 34, rue Thiers.

 

 

Madame Facq est, en fait la petite fille de Madame CHEDEVILLE de Lormaye.

Mme Chedeville était très liée avec Madame MALEPART, qui tenait un café – Le Café Malépart – au carrefour de la rue du Péage, dit carrefour des 4 routes. Mme Malépart a toujours soutenu que Quemeneur, Seznec et Quemin étaient venus boire un verre au café le vendredi 25 mai très tard dans la soirée. Malépart Arsène, son mari, était boucher. On le retrouve également sur le tableau de renouvellement du conseil municipal de mai 1925 où il obtient le meilleur score avec 100 voix sur 131 votants (153 électeurs inscrits pour la commune de Lormaye).

 

J’avais déjà entendu cette histoire du Café Malépart à l’automne 1992. Mais, je n’y avais porté, à tort ou à raison, aucune importance.

 

« La petite maison des Galeries Lafayettes » (qui servait de dépôt pour les colis du Grand Magasin) était en fait celle où vivaient Madeleine Quemin et sa grand-mère. Madeleine est allée habiter avec sa grand-mère Percebois dans la dite petite maisonquand son frère Jean-Louis se marie, l'été 1922.

 

Son père ne la portait pas dans son cœur. Question d'héritage maternel Percebois ?

 

Voilà donc un troisième « lieu Quemin » où on suppose être enterré le cadavre de Quemeneur.

Les Quemin, père et fils, étaient des malins. Auraient-ils osé défier ainsi police et justice en enterrant un cadavre chez eux ?

Le balancer chez la sœur ? Pourquoi pas ? Elle n’a jamais de près ou de loin été mêlée à cette histoire. Mais alors pourquoi tout ce trafic au-dessus du pont de l’Auge ?

La question reste ouverte. 

 

Café Mallepart à Lormaye

Le Café Malépart

 

LA PETITE MAISON

 

Nouveau P.O.S. avec parcelle N° 495 : "La petite maison des Galeries Lafayettes"

collée au Pont de Noailles. Et en surajout, en haut à gauche : parcelle 74,

ancien moulin de Paris qui fut la ferme de Jean-Louis Quemin.

 

MADELEINE-QUEMIN-ETAT-CIVIL.jpg

 

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