Affaire Seznec : La piste de Lormaye

Affaire Seznec : La piste de Lormaye

Pierre Quémeneur a-t-il été assassiné par Guillaume Seznec à Lormaye ?

Dans la famille Quemin, je voudrais "la soeur" : Madeleine !

 

 

 

 

 

 

 

"L'avarice commence où la pauvreté cesse"

Honoré de Balzac

 

 

 

LORMAYE MAISON MADELEINE

La petite maison de la grand mère Percebois

 

 

La honte soit sur moi. Jusqu'à la dix-septième génération (là, personne ne risque grand chose !) J'ai oublié de consacrer une page à une actrice importante de la piste de Lormaye : Madeleine Quemin.

 

Commençons par le commencement. Déjà que c'est une histoire, cette affaire Seznec, où tout le monde commence par la fin.

 

Madeleine est née en juin. Le vingt-sept. De l'année 1900. Ses parents, Jean Jules et Louise Eernestine, avaient déjà conçu un fils, né, lui en 1897.

 

 

 

MADELEINE QUEMIN ETAT CIVIL

 

 

 

 

Elle est née dans la première ferme, celle de Chandres. Jusqu'au jour où elle décida de traverser la route de Maintenon pour aller vivre avec sa grand-mère. Dans la petite maison près du pont de Noailles. Alors, sur cet évènement, côté date, je suis un peu confusionnelle. Si j'en crois l'adresse de la carte que leur envoya le gars Jean-Louis en 1917, elles sont déjà ensemble dans la petite maison.

 

 

Carte Postale texte

 

 

 

Ce dont je suis certaine, parce que je l'ai vérifié : la petite maison a été construite en 1907. Ce que je sais aussi, c'est que la maman de Madeleine, Louise Ernestine est morte en 1914.

 

Peut-être que ce que nous a raconté Madame Chau, aiderait à y voir clair. Reprenons nos notes : 

 

"Madame Chau habitait avec ses parents la ferme BIEUVILLE. Actuelle ferme HENAULT. Dont le père, M. CHAU, était régisseur. Ils étaient les voisins les plus proches des QUEMIN.

Madeleine CHAU, qui avait déjà beaucoup parlé en 1992, mais surtout sur le père et le fils QUEMIN, Madeleine CHAU, va, cette fois, parler sur… Madeleine QUEMIN.

La fille de Jean QUEMIN. Il avait eu deux enfants de sa première femme, Louise PERCEBOIS, décédée de la grippe espagnole en mars 1914 : Jean-Louis (1897) et Madeleine (1900).

D’après le témoignage de Mme CHAU, c’est la fille Madeleine qui aurait hérité seule de sa mère. Et le père QUEMIN (Jean) l’aurait virée illico presto chez sa grand-mère PERCEBOIS qui habitait la dernière petite maison tout contre le pont de Noailles.

Madeleine QUEMIN sortait peu. Etait farouche et timide. Ne parlait à personne.

« Comme sous le poids d’un lourd secret…. (sic) »

Quand elle sortait, c’était pour ramasser du crottin pour les fleurs de sa grand-mère !!!

Plus tard, elle va vivre comme une radine dans une petite maison, rue Thiers à Maintenon. Elle ira même jusqu’à tapisser ses murs d’assignats et à encadrer les billets de banque."

 

C'est sûr que des histoires d'héritage, ça peut fâcher. Surtout en Beauce....  

 

Seulement voilà, il y a les incontournables listes de recensement. Qui ne nous signalent Madeleine Quemin habitant encore avec son cher frère Jean-Louis dans la grande ferme en 1921. Puis pour le recensement suivant (1926) elle est dument établie chez sa grand-mère. Vous me direz, la date exacte à laquelle Madeleine Quemin s'est décidée à traverser la route de Maintenon, ne nous fera guère avancer l'affaire. Pas si sûr.

 

Si Madeleine a hérité de sa mère fin 1914, je pense que ni le père ni le frère n'ont du la bénir personnellement. Et qu'elle s'est retrouvée rapidos persona non grata de l'autre côté de la route.

 

Cet héritage est la clef de l'affaire Quemin.

 

Quand Madeleine vend aux Besnard en 1940, elle ne vend que la petite maison près du pont. Lui restent les riches pâtures. Et encore d'autres terres. Qu'elle louera d'ailleurs (entre autres) à Monsieur Paul Thirouin. Elle louera aussi la petite maison du 12 rue de l'église à Nogent-le-Roi. Et elle s'en ira habiter Maintenon.

 

Oui. Tout le monde le raconte en se gaussant. Elle était d'une radinerie indécrottable. Elle préférait venir à pied de Maintenon à Nogent-le-Roi porter une lettre plutôt que d'acheter un timbre...

 

Madeleine Greteau, chaudonnaise, qui vendait les vanneries de son mari sur les marchés, l'a bien connue :

 

"Ben oui, à la fin du marché de Maintenon, elle venait, habillée en pauvresse, canne blanche, lunettes à triples foyers, chaussures trouvées dans les poubelles. Du coup, ils se laissaient attendrir et lui donnaient de la marchandise. Je leur avais pourtant dit : "elle est bien plus riche que vous tous réunis".

 

Si, lors de sa mort, on ajoute les sommes des ventes des maisons de la rue de l'église à Nogent, de la rue Thiers à Maintenon, de la rue de Verdun à Lormaye. Plus celles des terres... Je ne suis quand même pas certaine que l'on arrive à une somme assez importante pour construire de A à Z la maison de retraite Madeleine Quemin à Maintenon.

 

Mais cette page n'est pas close. Je cherche toujours. Et comme il paraît que lorsque l'on cherche, on trouve...

 

 

PLAQUE MADELEINE QUEMIN

 

 

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